Le Ventre de Paris, Émile Zola

Publié le par Le Colibri

Le Ventre de Paris, Émile Zola

Histoire

Florent a été envoyé au bagne lors des événements de 1851 : des années plus tard, il réussit à s'échapper de l'Ile du Diable et est ramassé, presque mort de faim à l'entrée de Paris, par une maraîchère, Mme François, qui vient vendre ses légumes aux Halles.

Il se rend chez son frère : pendant son absence, celui-ci s'est marié, a une fille, et tient une charcuterie proprette. Là, il refuse sa part de l'héritage de leur protecteur (mort aussi pendant l'absence de Florent) et vit au crochet de la famille de son frère.

Cette inactivité exaspérant Lisa, la femme honnête de son frère, il accepte d'abord à contre cœur un poste de surveillant aux Halles, puis de prendre ses repas dehors... Florent passe alors beaucoup de temps dans le bistrot de M. Lebigre, avec une bande de révolutionnaires qui rêvent d'insurrection et de République.

Il passe également beaucoup de temps chez la poissoniere, rivale de la charcutière, sans accepter aucune relation plus qu'amicale avec elle : cela exacerbe la rivalité entre les femmes.

Finalement, de nombreuses personnes de son entourage, du quartier, finissent par le dénoncer (anonymement ou non) et la police, qui suivait ses faits et gestes depuis le départ, vient l'arrêter avec des complices avant qu'ils aient le temps de mettre en pratique leur projet de bataille.

Florent reparti, tout le quartier des Halles peut revivre comme avant : certains y trouvent la fortune, d'autres de réconcilient, et la famille de la charcuterie retrouve son train-train confortable.

Mon avis

Il s'agit du troisième tome de la saga des Rougon-Macquart - il se déroule à peu près simultanément avec "La Curée", mais à part quelques évocations, les personnages n'interagissent pas.

Contrairement à mon opinion sur les précédents livres, j'ai trouvé celui-ci... chiant (il n'y a pas d'autres mots) à peu près autan que dans mes souvenirs.

"Le Ventre de Paris" a deux sujets principaux :

- la description lyrique des Halles et de la plupart des étalés qui les composent (description qui ne m'a pas séduite) ;

- la politique, avec les idées républicaines de Florent et de ses "complices" (certainement bien trop à gauche pour moi).

Et, en plus de l'histoire de Florent, un chapitre est consacré à l'amour de deux enfants des Halles, dont je n'ai pu trouvé l'intérêt. Si ce n'est des descriptions supplémentaires, à faire bailler le lecteur.

Dans toutes ces peintures et propagandes, certains personnages m'ont plu - et pas forcément ceux qu'on attend.

- Lisa, la charcutière débordante d'honnêteté, avec pour seule ambition le train-train confortable que lui apporte son travail, et sa famille. Malgré quelques décisions critiquables, je comprend son point de vu et sa résignation politique : elle veut juste que son commerce tourne !

- Charvet et Clémence, avec leur répartition stricte des comptes, qui m'ont fait sourire...

Globalement, le travail de Zola est remarquable, les personnages intéressants et travaillés, mais le résultat peu agréable à lire.

😕

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