Ulysse from Bagdad, Eric-Emmanuel Schmitt

Publié le par Le Colibri

Ulysse from Bagdad, Eric-Emmanuel Schmitt
Histoire

Saad Saad est un jeune irakien né à Bagdad : il nous narre sa jeunesse sous la dictature de Sadam Hussein, l'embargo américain des années 90, puis la "libération" par les armées américaines et la chute de la dictature.

Au fil des années, la vie devient plus difficile et les morts dans son entourage proche plus nombreux. Jusqu'à ce que le départ devienne inévitable : Saad rejoindra d'abord l'Egypte, puis Malte, puis l'Italie, puis la France, puis l'Angleterre.

Il me raconte les étapes de son voyage, c'est de rencontre et de passeur : l'immigration vu de l'intérieur.

Mon avis

Dès le départ on devine que l'objectif de ce livre et de nous faire compatir, nous occidentaux, au destin des immigrants. C'est un peu le cas, forcément : le point de vue choisi par l'auteur (un narrateur subjectif) nous pousse à nous mettre à la place du personnage principal… Celui-ci a une histoire suffisamment triste pour que l'ancien toi, mais pas trop pour que l'on puisse s'identifier à lui.

Cependant, plus le récit avance, plus les clichés s'accumulent : un bel arabe intelligent, anglophone, honnête, travaillant dur pour les siens… Tellement parfait qu'on y croit plus.

Et je pense avoir décroché réellement lors ce que le père mort revient parler à son fils… un récit est soit complètement réaliste soit de l'est pas ! Les retrouvailles plusieurs années après avec sa fiancée crue morte ajoute pas au réalisme…

Mais permet de s'attacher à Saad Saad, de compatir. Et d'être triste pour lui lorsqu'il finit son périple dans la misère… ce n'est pas possible ! Avec tout son parcours, tous les pays où il aurait pu avoir une vie meilleure (Égypte, Italie, France…) il ne peut pas s'arrêter là !

C'est ainsi que l'on compatit au destin des immigrés, parce qu'on à envie d'aider Saad à atteindre son but, donc les autres aussi.

Même si ce livre n'a pas changé profondément mon avis sur le sujet, il incite à se poser de nombreuses questions, se remettre en question. Il me bouscule dans mes petites idéologies égoïstes et plutôt très à droite, même si le message passé paraît avons tous utopiste : plus de payer, de frontières, juste les hommes. Et puis il motive aussi un peu : à vivre.

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