N'oubliez jamais, Michel Bussi

Publié le par Le Colibri

N'oubliez jamais, Michel Bussi

Histoire

Jamal, jeune arabe handicapé, à gagné un séjour à Yport, sur la côté normande. Le troisième jour, alors qu'il part courir comme chaque matin, il assiste impuissant au suicide d'une jeune fille, qu'il n'a pas pu empêcher de sauter...

De là, les fils d'une toile géante se tissent autour de lui : il apparaît être le meilleur des suspects. En parallèle, l'affaire paraît de plus en plus bizarre : personne n'en parle dans les journaux, les traces de la suicidée disparaissent d'Internet... Aurait-il rêver ?

Heureusement, Mona, une jeune femme rencontrée au commissariat et devenue très rapidement son amante, est à ses côtés et semble le croire - ou bien est-ce une ruse, le jeu du prisonnier ?

Finalement, la morte n'est pas celle qu'on croit, et le meurtrier non plus... Même une fois l'affaire résolue, on découvre qu'elle ne l'est pas !

Mon avis

J'ai détesté le début, cette histoire de suicide un peu mouche qui met mal à l'aise, le personnage suffisamment anti-héros au départ pour qu'on devine qu'il va devenir un héros...

Ensuite, je me suis un peu laisser prendre par le récit des meurtres similaires ayant eu lieu 10 ans plus tôt, mais ça n'a pas duré. Entre les hallucinations, la théorie du complot, le complot, le flic gentil... Trop tiré par les cheveux.

Des personnages aux traits trop caricaturaux ne rendent pas réaliste un récit qui se veut plausible par sa narration - le jeune Jamal raconte son histoire à la "première fin", s'adresse à son lecteur.

Première fin ? Parce qu'une fois que l'on croit l'histoire terminée, que l'on pourrait fermer le livre, on découvre une suite, préparée par des échanges policiers égrainés au début des chapitres ; une fin bien différente de la première. Cette double fin est selon moi le point positif de l'histoire, la dernière surprise : quand y' en a plus y'en a encore ! Même si je préfère les Happy ends...

Malheureusement, le manque de détails anodins rend évident ceux glisser pour servir l'intrigue, expliquer le dénouement : ils semblent ajouter après coup, comme des pièces de puzzle qu'on aurait forcé à s'intégrer dans l'ensemble.

La lecture, nous privant de réflexion (puisque rien n'est logique), est rapide, et j'avoue avoir imaginé le décor sans problème - certainement grace à la couverture.

En somme, j'ai beaucoup hésité dans le choix de mon appréciation (je ne me décide qu'en terminant ces lignes) ; ça ne vaut pas le détour et je n'aurais pas pu lire si vite quelque chose de vraiment déplaisant.

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