La Pierre et le Sabre, Eiji Yoshikawa

Publié le par Le Colibri

La Pierre et le Sabre, Eiji Yoshikawa

Histoire

Deux jeunes hommes, meilleurs amis, partent à la guerre : leur camp perd la bataille et c'est peu après que leurs chemins se séparent.

L'un d'entre eux choisit la Voie du Sabre et devient Miyamoto Musashi, tandis que l'autre s'éprend d'une femme d'âge mûre, et se complet dans sa fénéantise.

Le premier,Musashi, parcourt le pays pour perfectionner son escrime et d'auto-discipliner, suivi tant bien que mal par son disciple, le jeune Jotaro, et Otsu, ancienne fiancée de son meilleur ami Matahachi, qui s'est épris de lui - et réciproquement. Ce qui amène Osugi, la mère de Matahachi, à les pourchasser à mort.

Dans son désir d'ascension, Musashi se met à dos une célèbre école d'escrime (mais quelque peu déchue) : il sort vainqueur d'un premier duel avec le Jeune Maître de l'école, puis d'un second avc son frère, et enfin d'un combat inégale organisé par le reste des escrimeurs de l'école.

Cependant, c'est loin d'être la fin de ses perigrinations : il retrouve Otsu et Jotaro et les trois se mettent en route pour Edo, la capitale.

Il y a également Sasaki Kojito, autre jeune, arrogant et très doué samouraï, contre qui l'affrontement finira forcément pour avoir lieu...

Mon avis

Il est partagé. D'un côté, l'évolution du jeune Musashi et très intéressante et c'est un personnage très attachant. Au moins autant que la jeune, belle et chaste Otsu qui le suit dignement... Même si elle nous montre les ravages de la passion !

Mais il y a aussi beaucoup de personnages qui me sont très antipathique, qui m'énervent - presque tous les autres, hors les sages qui guide Musashi sur sa Voie du Sabre. Tous ses ennemis, au fait. La vieille Osugi en tête de liste !

De plus, le suspens est quasi-nul : on se doute bien que Musashi ne sera pas tué (puisqu'il y a un second tome !).

D'ailleurs, depuis le début de ma lecture, la seule scène que j'ai en tête et que j'ai hâte d'atteindre est la dernière scène de ce second tome (j'avais lu une première fois l'histoire il y a près de 4 ans).

Pour finir, la place des femmes dans la société est édifiante : la jeune Akemi n'est plus aussi désirable et respectée qu'elle l'était car elle a été violée ! Ce qui justifie les hommes pour la violer encore ! Otsu n'est vue que comme une entrave à la voire suivie par Musashi et son rôle est de rester à l'écart... Le moine Takuan, bien qu'intelligent, décrit les femmes comme le pire fléau...

Je lirai quand même la suite, jusqu'à la dernière scène tant attendue !

Pour récapituler : un livre d'initiation classique, mais à la japonaise ! Une histoire de samouraï qui aurait inspiré Nikita et Léon à Luc Besson... Et qui plaira à un public intéressé !

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