La fortune des Rougon, Émile Zola

Publié le par Le Colibri

La fortune des Rougon, Émile Zola

Histoire

Il s'agit du premier tome de la série en vingt volumes des Rougon-Macquart. Il pose la généalogie de cette famille, reliée par une femme, Adélaïde Touque : les Rougon, branche légitime issu de l'enfant qu'elle a eu avec son mari ; les Macquart, branche illégitime issue des enfants qu'elle a eu avec son amant après la mort de son mari.

L'action se déroule dans la petite ville provinciale de Plassans, lors du coup d'état de 1851, à la suite duquel naîtra le Second Empire (de Napoléon III).

On suit d'un côté les insurgés, depuis leur regroupement jusqu'à leur défaite, en passant par Plassans ; de l'autre la bourgeoisie de la ville au sein de laquelle les Rougon tentent de profiter de la crise pour faire fortune.

Dans le déroulement de ces quelques jours, le roman s'attarde particulièrement sur les actions des membres de la famille Rougon-Macquart, et relate l'histoire passée de chaque personnage suivi.

Mon avis

Mon ressenti suite à la lecture de ce tome s'articule autour de trois points principaux.

Premièrement, pardonnez-moi l'expression, mais Zola s'est avéré bien moins chiant que dans mes souvenirs ! L'histoire a réussi à me tenir en haleine, les personnages ont provoqué en moi une émotion (pitié, compassion, colère, dégoût...) par leur fort caractère. Et je le suis laissée perdre dans les récits du passé de chaque membre de la famille, jusqu'à en oublier les pages qui déli aine les unes après les autres...

Deuxièmement, ce premier volume, l'Origine, comme l'appelle Zola, et d'une important primordiale pour comprendre (et augmenter l'intérêt susciter par) la saga des Rougon-Macquart dans sa totalité. Il nous brosse l'origin de la famille, sa généalogie et le comportement de chacun des ancêtres. Bien sur, chaque volume est une histoire à part entière et peut être lu indépendamment, mais cet éclairage est utile pour comprendre le passé de chacun des personnages principaux, son enfance, et embrasser la théorie de Zola sur l'hérédité (à laquelle je n'adhère pas).

Troisièmement, Zola va ici comme à son habitude à l'encontre de la majorité des histoires qui nous sont contées récemment, et dans lesquelles tout est bien qui fini bien. Dans ces livres, on peut être sûre que ce sera le contraire : les personnages auxquels on s'attache disparaissent prématurément alors que ceux qui nous répugnent réussissent à s'en sortir, voire à avoir du succès dans leur entreprise...

Cette lecture à donc été pour moi une très bonne surprise, et je vous conseille d'en prendre le temps, soit pour le roman en lui-même, soit avant de lire n'importe quel autre tome de la saga des Rougon-Macquart. Quant à moi, je suis partie pour la parcourir dans sa totalité...

😀

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