La comédie humaine (1), Honoré de Balzac

Publié le par Le Colibri

La comédie humaine (1), Honoré de  Balzac

Histoire

À nouveau, pas une mais plusieurs histoires.

- Le père Goriot :

Dans une pension vétuste, arrive un jeune de la campagne, Rastignac, monté à Paris pour ses études et pour "parvenir".

Entre autres pensionnaires y vit déjà le père Goriot, ancien commerçant de farine qui a tout sacrifié pour ses filles. Maintenant mariées à un comte et à un banquier, elles viennent encore régulièrement lui demander de l'argent, avant de font par le laisser mourir dans le plus grand dénuement une fois qu'il n'en a plus...

Rastignac, quant à lui, se fera aimer d'une des deux filles (la banquière), comme première marche vers le succès.

- Le colonel Chabert :

Un colonel, cru mort lors d'une bataille, revient à Paris des années plus tard. Sa femme est remariée et il doit faire face à de nombreuses difficultés pour retrouver sa fortune.

Après s'être fait avoir par son "ex-"femme, qui semble tendre avec lui pour mieux s'en jouer, Chabert décide de renoncer à tout et de quitter cette société qui le dégoûte. Quitte à vivre dans la pauvreté et le dénuement.

- La messe de l'athée :

Un célèbre médecin à l'athéisme fervent est surpris par son élève en train de prier à l'église. Après enquête, on apprend l'extrême état de pauvreté du célèbre médecin lors de ces études et la manière dit un auvergnat l'a sauvé. À la mort de ce dernier, il a décidé de faire dire une messe pour lui quatre fois par an, parce que l'auvergnat était lui très croyant.

- L'interdiction :

Un juge très impartial est chargé d'approuver (ou non) une requête en interdiction demandé par une femme au sujet de son mari. Il ira voir chacun pour connaître l'histoire, et découvre une femme actrice au train de vie supérieur à ses revenus, et un homme voulant donné une bonne éducation à ses fils et corriger une spoliation faite par les générations antérieures de la famille.

Malheureusement, accusé d'avoir pris le thé chez la plaideuse, il devra se récuser...

Mon avis

Ici encore une relecture.

J'ai apprécié le père Goriot, même si j'en connaissais déjà la triste fin. Plus que lors de la première lecture, le personnage de Rastignac m'a paru sympathique et je souhaitais sa réussite, au moins pour sa famille.

L'histoire du colonel Chabert, tout comme la fin de l'Interdiction, m'a un peu dérangé, de par les injustices vécues par ces deux personnages.

De manière générale, Balzac est un grand classique, que j'aime bien lire. J'ai découvert qu'il était le précurseur des sagas avec la comédie humaine, bien avant les Rougon-Macquart de Zola ! De nombreuses descriptions, plus de personnages et de situations que de lieux, donc moins "lourdes". Les personnages sont attachants.

On retrouve également une puisante différence entre les états : la richesse et l'opulence et la noblesse face au dénuement (encore ce mot !) le plus profond dans lequel peut tomber le tiers état. Mais par le biais de ces scènes, on constate également que la probité et la générosité de cœur (tout comme la cruauté et l'égoïsme), se retrouvent à la fois parmi les comtes et comtesses aux salons réputés et dans les lieux les moins recommandables.

C'est une réelle description de la vie de l'époque. Il faut simplement aimé le classique, car s'en est un, mais au delà de ça ce n'est pas particulièrement passionnant.

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