La lune dans le caniveau, David Goodis

Publié le par Le Colibri

La lune dans le caniveau, David Goodis

Histoire

Catherine, vierge de 23 ans, se suicide dans une ruelle après avoir s’être faite violée. Plusieurs mois après, son frère Kerrigan ne s’en est toujours pas remis et cherche le coupable.

C’est à ce moment qu’il rencontre Channing, homme des beaux quartiers venant se dépraver dans les bars près du port ; et surtout sa sœur, Loretta. L’attirance est mutuelle, même s’il essaye d’y résister.

Et il faut également compter sur Bella, fille de la nouvelle femme de son père, avec laquelle il entretient une relation et qui attend le mariage.

Il y a également Franck, son frère alcoolique et fainéant, envers lequel il devient soupçonneux.

Trouvera-t-il toutes les réponses à ces questions ? Réussira-t-il à quitter cette rue où tout n’est que misère ? Ou bien continuera-t-il à se laisser porter par la vie – à simplement exister ?

Mon avis

Je n’avais pas gardé un souvenir impérissable de la première lecture de ce livre : ni un bon, ni un mauvais. Mais je pense que maintenant je m’en souviendrais mieux.

L’introduction dans l’histoire laisse à désirer trop évident, trop surfait. Mais le personnage de Kerrigan est rapidement attachant, et on reste avec lui comme avec un ami auquel on voudrait donner de bons conseils.

Ensuite, on se prend à l’histoire, dans ces rues misérables, avec l’espoir des quartiers plus riches et d’une fin heureuse. L’aspect temporel est plus perturbant que l’aspect géographique : on voit bien que l’histoire a facilement cinquante ans…

Et pourtant, à bas les préjugés, la femme n’est pas tel qu’on l’imagine de par les pubs de cette époque : bien sûr, il y a plein de stéréotypes, mais n’est-ce pas Lola qui met une raclée à son mari ? Les femmes de la rue sont fortes.

Les descriptions de bagarre sont un peu longues, mais elles participent à nous mettre vraiment dans la peau de Kerrigan. On s’intéresse à ce qui l’intéresse. Et là encore, on s’attache un peu plus.

Cependant, le happy end n’est pas tel que je l’avais espéré ; et la vie continue…

En deux mots : émouvant et attachant. Un univers dans lequel plongé. Pourquoi pas.

🙂

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