L'éducation sentimentale, Flaubert

Publié le par Le Colibri

L'éducation sentimentale, Flaubert

Histoire

Le roman suit une décennie de la vie de Frédéric MOREAU, jeune homme de Nogent venu à Paris pour ces études de droits.

L’histoire se concentre particulièrement sur la vie sentimentale de Frédéric – histoire, faits politiques et amitiés n’y sont qu’au second plan. Cette vie sentimentale s’articule autour de quatre femmes.

Madame ARNOUX, dont il tombe amoureux au premier regard. Il devient un ami intime de la famille et voit son amour devenir réciproque sans pour autant arriver à ses fins.

Rosanette, « demi-mondaine » et maitresse de M. Arnoux, lui plait. Il la séduire par défaut, jusqu’à vivre avec elle presque un amour partagé et avoir un enfant – sans pour autant prévoir avec elle des projets d’avenir.

Mme DAMBREUSE, femme du monde pour laquelle il n’éprouve pas grand-chose mais qu’il est fier d’avoir, et qu’il voit comme un tremplin vers la réussite et la richesse. Une fois celle-ci veuve, son mariage avec Frédéric est programmé, et n’aura pourtant pas lieu.

Louise, riche jeune fille de sa province qui l’aime d’un grand amour et avec laquelle le mariage est également envisagé. Cependant, Frédéric préfère retourner à Paris, et quand il reviendra ce sera trop tard…

Mon avis

Je suis un peu mitigée face à la lecture de ce livre à la fois complexe – il donne des détails sur l’amour, l’histoire, la politique, l’amitié – et simple, car les faits qu’il relate ne sont pas majeurs.

J’y retrouve beaucoup de thèmes que Zola a emprunté (le portrait de l’enfant mort, la vie de la demi-mondaine, les mêmes hommes fréquentant à la fois son salon et celui des femmes respectables…) sans la lourdeur des descriptions. Ici, les conversations sont survolées, les faits énoncés, les sentiments dits ou devinés, rien de plus. Tout semble plus rapide et plus réel.

Le personnage de Frédéric m’a grandement exaspéré : par sa niaiserie, sa fainéantise, son manque de reconnaissance et de fidélité. Au fil des pages, je le supportais mieux – peut-être m’y habituais-je. Et pourtant, à tout vouloir, il n’a rien eu : aucune des quatre femmes avec lesquelles il aurait pu faire sa vie (au moins trois en tout cas) ! Tant pis pour lui !

Enfin, l’amour est un beau sujet, mais excepté celui de Louise, il parait peu sincère ou désintéressé. Enfin, aimons ! Certainement notre vie à tous se résume par quelques amours majeures…

😐

Commenter cet article