La Bête humaine, Emile Zola

Publié le par Le Colibri

La Bête humaine, Emile Zola

Histoire

Jacques Lantier, mécanicien de la locomotive Lison sur la ligne Paris-Le Havre, ne peut s’approcher d’une femme sans avoir des pulsions de meurtres.

Un jour qu’il repousse Flore, amie d’enfance, par crainte de la tuer, il entre-aperçoit un homme en poignarder un autre dans un train passant à toute vitesse. En témoignant lors de l’enquête, il acquiert la certitude que c’est le sous-chef Roubaud et sa femme Séverine qui ont commis l’assassinat.

Cette dernière se rapproche de lui pour qu’il ne les dénonce pas ; et cette femme calme devient une amante passionnée. Près de cette meurtrière, Jacques se sent guérit et parvient à l’aimer.

Jusqu’au jour où Séverine lui avoue franchement le meurtre : ses pulsions reviennent. Dans un premier temps, il arrive à les contrôler.

Flore, folle de jalousie, fait dérailler le train qui les emporte chaque semaine passer un jour à Paris : mais les amoureux s’en sortent, et tandis qu’ils passent la convalescence de Jacques dans une maison héritée par Séverine, elle se suicide.

La convalescence finit, les amants sont décidés à se débarrasser de Roubaud, devenu gênant. Mais avant d’avoir mis leur plan en pratique, Jacques cède à une de ses pulsions et enfonce un couteau dans la gorge de Séverine…

Guérit pour un temps, est-il certain que ses pulsions ne reviendront pas ?

Mon avis

Je retrouve avec ce dix-septième tome des Rougon-Macquart le sentiment que j’avais suite à la lecture des premiers : j’en gardais un souvenir plutôt mauvais, et il s’est avéré moins pire que je ne le pensais !

Dans les grandes lignes, il est pour moi le roman du crime, du désir de meurtre. Pas seulement celui de Jacques, mais aussi de Roubaud, de Séverine, de Flore, de Pecqueux : et presque tous arrivent à leurs fins, finissent par tuer !

C’est également le roman de la bêtise judiciaire, avec un juge plein de ses fausses convictions, convaincu dans son erreur, et sans cesse à ses demandes d’avancement, qui fasse à la vérité croit encore au mensonge.

L’injustice est présente même dans les préjugés : le mari de Séverine est furieux car elle ne s’est pas présentée vierge au mariage, alors que la vie sexuelle des hommes, on s’en fou ! Et par la suite, le jugement de l’auteur devient moins acerbe lorsque justement son comportement est condamnable…

Dans un registre totalement différent, ce mariage entre amour et désir de meurtre m’a fait penser à Twilight (oui, je sais…) mais je n’arrive pas à en tirer un avis positif ou négatif.

Dernier conseil : éviter la préface ! Lourde et peu compréhensible, elle n’apporte pas grand-chose à la lecture du livre.

😐

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