L'Argent, Emile Zola

Publié le par Le Colibri

L'Argent, Emile Zola

Histoire

On retrouve Saccard après La Curée : il est ruiné, a vendu son hôtel luxueux et prestigieux, et est renié de presque tous à la Bourse. Mais il n’a pas dit son dernier mot et veut la reconquérir.

Il s’associe alors avec Hamelin, ingénieur qui rêve de développé des entreprises en Orient pour créer la Banque Universelle.

Son énergie et ses magouilles font monter le cours des actions de cette banque au-delà de toute mesure ; malgré les inquiétudes de Mme Caroline, sage sœur d’Hamelin, qui s’est épris de lui.

Gundermann, banquier juif concurrent dont la réserve d’argent atteint le milliard, sait que de telles actions ne peuvent que redescendre : en jouant la baisse, il arrivera à faire crouler l’édifice plus que fragile de Saccard.

De plus, le ministre Rougon, souhaitent se débarrasser d’un frère aussi gênant, le laisse emprisonné par le ministre de la Justice Delcambre qui se venge par là d’une rancune personnelle. Hamelin sera lui aussi emprisonné : mais Rougon permettra aux deux associés d’organiser leur fuite à l’étranger, étant ainsi libéré de Saccard sans avoir le poids d’un frère en prison.

Mon avis

Ce n’est pas la première fois que je lis ce dix-huitième tome des Rougon-Macquart : il m’avait « traumatisé » lorsque je l’avais étudié en prépa. Malgré cela, je me dis qu’il n’était pas si mal, puisque plus de 5 ans après je m’en souviens plutôt bien ! Mais c’est peut-être dû au fait de l’avoir étudié et non simplement lu.

Donc si vous voulez apprendre quelque chose du monde de l’argent et du fonctionnement de la Bourse, je vous conseille ce livre ! Mollement… car il y aura beaucoup de vocabulaire à rechercher, et même la préface le précise : « L’Argent […] est […] largement illisible pour le lecteur moyen. »

De plus, la Bourse apparait un peu comme les entreprises créées par la Banque Universelle : floue et lointaine. Plus proche de nous, la spéculation m’apparait un peu comme un jeu de hasard (la Française des Jeux de l’époque) ; où l’on parie sur la baisse ou sur la hausse des actions, avec la certitude d’une perte globale puisqu’il faut payer l’organisme, et de faibles chances de gros gains.

Cet univers de l’argent ne m’a pas vraiment intéressé : j’ai même arrêté la lecture plusieurs jours sans manque.

Les personnages étaient plus attachants, particulièrement celui, plus doux, de Mme Caroline. Juste et humaine par les sentiments qu’elle éprouve, on regarde Saccard par ses yeux, avec un avis mitigé : il est à la fois bannissable pour ses erreurs et sa manipulation, et impressionnant par sa foi, sa vigueur et ses bonnes intentions !

Même au-delà de la vision de Mme Caroline, l’histoire ne se présente pas de manière dichotomique : Saccard a ses bons côtés, avec l’Œuvre du Travail, et ses mauvais côtés ; comme presque chacun des personnages.

Malheureusement, les femmes sont encore « abaissées » : même la solide Mme Caroline est une faible femme, face à l’énergie de Saccard, auquel elle donne son cœur, son argent, jusqu’à son honnêteté.

Bref, il est des livres qu’on étudie en classe.

😐

Commenter cet article