La Joie de vivre, Emile Zola

Publié le par Le Colibri

La Joie de vivre, Emile Zola

Histoire

Pauline Quenu, devenue orpheline (ses parents tenaient la boucherie du « Ventre de Paris »), elle est recueillie par de la famille éloignée en bord de mer.

Très vite, sa bonté et sa gaité séduisent les Chanteau : elle seule arrive à calmer le père lors de ses accès de goutte, elle se prend d’une franche camaraderie pour le fils, qu’elle pousse à faire des études pour satisfaire la mère…

Cependant, quand elle commence à prêter de l’argent (celui de la vente de la boucherie de ses parents, garder précieusement par la mère depuis son arrivée) au fils Lazare pour se première entreprise, et que celle-ci est un échec, les relations commencent à se dégrader : la famille se sent redevable…

Cela freinera même le mariage prévu entre les deux jeunes gens, et il finira par en désirer une autre.

Pauline, de son côté, malgré ses crises de jalousie qu’elle essaye de maitriser, ne cesse de se sacrifier pour le bonheur des gens qui l’entourent, et il en sera ainsi jusqu’au bout.

Mon avis

Il s’agit du douzième tome de la saga des Rougon-Macquart : même si ce n’est pas une suite directe des précédents, il suit la petite fille du « Ventre de Paris » et cite d’autres personnages récurrents de la famille.

départ, j’ai adoré le premier chapitre, plein de bonté et de douceur : les attentions de la famille Chanteau qui recueille Pauline avec honnêteté, et le bonheur apporté par Pauline dans la maison grâce à sa bonté.

Puis j’ai détesté la suite, l’aigreur de la mère, pour laquelle de nombreuses insultes me montent aux lèvres ; le manque de courage du fils, l’égoïsme du père… Seule la bonté de Pauline m’a empli de compassion, même si au bout d’un moment j’ai fini par penser : « trop bonne trop conne ».

On s’attache à cette jeune fille, on partage ses douleurs, et on admire parfois sans comprendre sa bonté… Donc forcément, voir les autres salauds lui rendre la vie impossible est loin d’être agréable à lire – c’est le retour des personnages détestables qui emplissent les premiers tomes de la saga.

Même si je me suis habituée, j’ai avant tout lu ce livre vite parce qu’il ne me plaisait pas.

Un mot encore sur deux scènes qui m’ont particulièrement touché :

- La première est celle de la mort du chien, vieux de 14 ans, et qui m’a fait pleurer… je n’ai pu m’empêcher de penser au chien de mon homme, déjà vieux lui aussi.

- L’accouchement, qui a imprimé sur mon visage un masque de dégoût ! Quand tu commences à te dire qu’une vie sans enfant peut être triste, ce chapitre a de quoi te faire changer d’avis…

Ce n’est certainement pas le plus mauvais des Rougon-Macquart, au contraire : la lecture de ce livre provoque des émotions nombreuses ; mais ce n’est pas ce qui le rend plus agréable à lire.

😐

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