Pot-Bouille, Emile Zola

Publié le par Le Colibri

Pot-Bouille, Emile Zola

Histoire

Octave Mouret arrive de la province à Paris dans l'espoir d'y faire son trou. Il arrive dans un immeuble bourgeois, d'apparences on ne peut plus honnête.

On y trouve une femme abandonnée par son époux dix jours après le mariage, qui flirte avec les hommes sans aller plus loin : Madame "tout ce que vous voudrez mais pas ça".

Il y a aussi M. Campardon, architecte travaillant pour le clergé, dont la femme ne peut plus avoir de rapports sexuels : ils installent donc une cousine dans leur appartement...

La sage et obéissante Marie se livre sans résistance car elle s'ennuie dans son mariage, et finit par faire trois filles, au grand désespoir de ses parents adeptes de l'enfant unique.

Plus haut, Mme Josserand martyrise son mari et sacrifie ses fils pour marier ses filles dont elle pervertie les goûts et priorités...

Et ils y en a encore d'autres !

Turbot qui préfère visiter les bonnes et les cuisinières, Geulin qui ne cède pas aux femmes pour éviter les embêtements du lendemain ; Duveyrier, dont la femme n'a pour passion que le piano, entretient une maitresse dont les exigences sont de plus en plus celle d'une épouse ; etc...

Octave gravitera dans ce monde de vices où les apparences doivent avant tout être conservées, allant de déconvenue en succès avec les femmes, pour finir par épouser la veuve Hédouin, directrice du magasin "Au bonheur des Dames" : mariage bien plus de raison que de passion pour cette belle femme s'étant toujours refuser à ces "bêtises" risquant de gâter son commerce.

Mon avis

Ce tome est le dixième de la série des Rougon-Macquart, à la fois en continuité avec les autres (il amorce l'histoire du tome suivant, "Au Bonheur des Dames") et une bulle à part, une histoire à part entière.

Ce huis clos dans la perversion du monde bourgeois m'a beaucoup plu : le portrait détaillé de chaque personnage, tout comme la description du lieu, contribue fortement au réalisme de l'univers peint par Zola. Cependant, il tient plus de la caricature que de la réalité !

Mieux vaut en rire qu'en pleurer, mais j'espère qu'aujourd'hui les choses ont changé et que cette dépravation a disparu avec les mariages de raison !

L'ironie rend les défauts moins détestables et l'histoire plus moderne et plus intéressante, donc je n'ai rien à dire de plus si ce n'est que cette lecture a été agréable et que je vous la conseille !

😀

Commenter cet article