Nana, Emile Zola

Publié le par Le Colibri

Nana, Emile Zola

Histoire

Nana est la fille de Gervaise et de Coupeau (voir l'Assommoir). Ce livre raconte sa vie de cocotte (ou "prostituée de luxe").

Tout commence par la représentation d'une pièce de théâtre dans laquelle elle joue (mal) mais lors de laquelle elle enflamme tout le public masculin. Qui fera ensuite la queue chez elle pour obtenir ses faveurs.

Un souper réunit rapidement chez elle les mêmes hommes que dans la haute société - les femmes, quant à elle, ne sont bien évidemment pas les mêmes, mais d'autres demi-mondaines.

Ses amants sont riches et l'un lui offre une même une maison à la campagne ; mais, sur une toquade, elle s'enfuit avec pour vivre une vie rangée avec un ami acteur de théâtre . Cela tournera vite au vinaigre : ils mangeront ses économies, il la battra, et finira par la mettre à la porte...

Là, elle retourne à ses hommes riches, et son ascension est encore plus fulgurante : elle vit dans le luxe, mange les économies d'amants successifs, avant de s'enfuir sur un nouveau coup de tête, à l'étranger cette fois.

Elle reviendra mourir de la petite vérole, transmise par son jeune fils, mort lui aussi ; et elles expirera entourée de ses "amies" cocottes.

Mon avis

Mon résumé était long et pourtant il me semble très imprécis au vu de la densité de ce 9ème volume des Rougon-Macquart.

Pour une fois, l'histoire est plus joyeuse, bien que glauque, car son personnage principal est plein de vie et de joie : dire que tout cela ne s'est passé qu'en 2 ou 3 ans ! A l'inverse de l'Assommoir, on peut dire que Nana ne s'est pas juste laissé vivre.

Les personnages nombreux et réalistes m'ont donné l'impression de vivre au sein de ce monde où la perversion sexuelle est la règle, où toutes les femmes ont des amants et où chaque homme riche entretient une cocotte.

Mis à part ses nombreux gaspillages et son incapacité à voir à long terme, le personnage de Nana est très attachant et, comme elle le dit, le monde dans lequel elle vit n'est ni mieux ni pire que celui de la plus haute société.

A déplorer : le revirement final, trop facile, bâclé. Elle part, on parle d'elle, elle revient, son fils meurt, elle aussi - et tout ça en moins d'une vingtaine de pages !

Malgré cette fin triste, il s'agit d'un roman de Zola agréable et moins déprimant, avec moins de personnages détestables, et décrit un univers intéressant avec un vocabulaire plus moderne qu'à l'habitude ! Donc un avis favorable.

😀

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