L'assommoir, Emile Zola

Publié le par Le Colibri

L'assommoir, Emile Zola

Histoire

Gervaise, 22 ans, arrive de Plassans à Paris avec son amant Lantier et leur deux fils. Il l'abandonne au bout de quelques mois, et elle se marie avec Coupeau, un zingueur qui tentait de la séduire depuis son arrivée.

Ils ont une fille et mènent une vie tranquille, réussissant à faire suffisamment d'économies pour permettre à Gervaise d'ouvrir un commerce de blanchisseuse. Mais une chute de Coueau suivi d'une convalescence mangera leurs économie, et Gervaise emprunte à leur voisins Goujet pour établir sa blanchisserie.

Le commerce est florissant et la jeune femme s'épanouit, mais son mari sombre peu à peu dans l'alcool, et Lantier revient...

C'est là que commence la chute de Gervaise : elle perdra son commerce, l'amitié de Goujet, sa dignité, se mettra elle aussi à boire et finira par mourrir de faim, seule : elle avait envoyé ses fils travailler, sa fille est partie mener une vie légère, et Coupeau est mort à l'asile.

Mon avis

Dès le début de ma lecture je pensais : ce n'est pas les livres que l'on préfère qu'on lit le plus vite, mais au contraire ceux qui nous déplaisent... Et j'ai mis moins de 5 jours à parcourir ce septième tome des Rougon-Macquart.

Après un interlude de deux autres lectures, je n'étais pas très motivée à me replonger dans une histoire aussi triste... Et pourtant.

Une fois le livre terminé, fermé, l'histoire ne s'évapore pas rapidement : alors qu'au précédent tome nombreux étaient les personnages qui me faisaient rager, ici le sentiment prédominant est la pitié. Et celui qui me fait le plus pitié dans l'histoire est Goujet : bon, généreux, gentil, amoureux, avec qui Gervaise aurait pu avoir une belle vie.

Tous les autres personnages ont fait à un moment ou à un autre des mauvais choix, et celle que l'on a le plus envie de conseiller est Gervaise...

Cette histoire nous montre aussi que la déchéance peut être rapide : une succession de mauvais choix, un enchainement d'événements extérieurs, l'arrivée de l'habiture, les réactions de l'entourage...

Alors ne laissons pas s'installer l'habitude, n'attendons pas pour mener notre vie comme nous l'entendons : le temps perdu ne se rattrape plus et ce n'est pas les autres qui réaliseront nos rêves et nos ambitions pour nous.

Entamez cette lecture triste et plein d'une leçon de vie si vous le souhaitez, même si elle sera certainement désagréable et dérangeante. Et ne suivez pas l'exemple de Gervaise ; il ne faut pas simplement "se laisser vivre".

😐

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