A l'ombre des jeunes filles en fleurs, Marcel Proust

Publié le par Le Colibri

A l'ombre des jeunes filles en fleurs, Marcel Proust

Histoire

On retrouve le narrateur à Paris, où il rencontre à nouveau Gilberte (la fille Swann) avec laquelle il joue aux champs Elysées. De même qu’on a suivi les différentes étapes de l’amour de Swann pour Odette, on suit maintenant celles de l’amour du narrateur pour Gilberte… Qui ne seront pas concluantes.

Le narrateur passera également beaucoup de temps avec la femme élégante qu’est devenue Mme Swann, et dans l’univers qu’elle a créé autour d’elle.

Dans la deuxième partie du roman, quasiment un autre tome à lui tout seul, le narrateur part maintenant passer la belle saison au bord de la mer, à Balbec.

Il s’y fait tout d’abord un ami qui l’aimera beaucoup, puis se lie avec un groupe de jeunes filles entre lesquelles s’éparpillera son amour avant de se fixer sur l’une d’elle en particulier : Albertine.

Il rencontre également un peintre reconnu, Elstir, auprès duquel il apprendra quelques leçons de vie.

Tout ça se termine par le retour à Paris du narrateur, qui évoque déjà les prochains séjours qu’il passera à Balbec…

Mon avis

Le texte est tellement dense qu’il m’est difficile d’avoir un avis global, juste une succession de remarques… Parce qu’ici encore, on a l’impression de passer du coq à l’âne, d’une scène à une autre sans lien en suivant le fil que nous déroule le narrateur…

A nouveau l’action n’est pas très rapide, et on retrouve l’écriture du narrateur (celle de Proust) jusque dans les phrases qu’il fait dire à ses personnages, pleines de détails, …

Proust fait se succéder des scènes qui m’ennuient et que je voudrais lire en diagonale, et pourtant à la fin du tome j’avais déjà hâte de commencer le suivant pour suivre le récit de la vie du narrateur.

Les ramifications sont si grandes, les détails sont si nombreux que Proust nous amène dans un univers entier, où si parfois quelques points, comme évoqués plus haut, ne nous intéresse pas, on voudrait avoir plus de détails sur d’autres, ne pas laisser de côté certains personnages desquels le narrateur s’éloigne.

J’attendais tellement à la fin du premier tome le récit du mariage de Swann et Odette ! Parce que s’il y a une chose à laquelle il ne faut pas s’attendre dans la recherche du temps perdu, c’est le suspens : on s’attend à la manière dont les histoires vont se finir, et Proust en joue en faisant parfois de son narrateur subjectif un narrateur omniscient évoquant un futur déjà réalisé…

Et puis on s’attache à ce personnage avec lequel on vit tout le temps de la lecture du roman, dont je vous parlerai de la suite plus tard. Il faut aussi que comme par hasard il attire inlassablement tous les personnages un tant soit peu intéressant qui l’entourent !

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