Carnets du pouvoir, Rama Yade

Publié le par Le Colibri

Carnets du pouvoir, Rama Yade

Histoire

Pendant les six premières années de son engagement politique, de la campagne présidentielle de 2006 au soir de l’élection de François Hollande en 2012, Rama Yade a consigné son quotidien politique dans des carnets avec plus ou moins de régularité.

Faisant campagne aux côtés du président, Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme puis aux Sports, ambassadrice de la France à l’Unesco, et enfin quittant l’UMP pour créer l’UDI, Rama Yade nous livre les coulisses d’une vie politique au sommet de l’état, avec ses inimitiés et solidarités, ses règles et arrangements.

Un chapitre nous relate chaque année (sauf 2011 et 2012 réunit), parfois consacrant un paragraphe à chaque journée, parfois laissant deux semaines sans écrit.

Mon avis

Ce livre est construit un peu comme un journal intime, sauf que l’auteur reste discrète sur sa vie privée. La découverte de l’arrière plan du monde politique qu’elle nous livre m’a plu : voir les noms de personne dont on ne parle que dans les médias et qu’elle fréquentait, apprendre un peu sur la personnalité de chacun.

Malheureusement, ce livre est loin d’être impartiale, malgré l’impression qu’elle voudrait nous donner. Bien évidemment les « méchants » sont ceux qui ne l’aiment pas et lui mettent des bâtons dans les roues, les « gentils » ceux qui lui font des compliments. Elle essaye de paraitre éloignée du jeu politique qui se trame autour d’elle, mais pour moi elle y participe presque autant que les autres : sa carrière avant le reste…

Malgré cela, elle est une personnalité politique que j’apprécie par sa motivation à faire son travail et suivre ses convictions, et sa droiture. C’est les qualités que font selon moi transparaitre son récit.

Je n’ai pas aimé l’épilogue lors duquel elle essaye de nous rallier à son nouveau partie – peut-être est-ce dû à mon scepticisme politique. J’apprécie cependant de voir à quel point elle était convaincue.

J’aurais aimé qu’elle nous explique plus le rôle de fonctions moins connues qu’elle évoque, comme administrateur ou rapporteur au Sénat.

J’ai aimé le récit de ses voyages diplomatiques, de ses rencontres, du respect qu’elle a pour certains « grands » (Mandela, Condi Rice…) et son opposition aux dictatures. Et puis, elle est belle.

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